SERVIR ET DISPARAÎTRE.
L’«ite missa est» des fins de législatures autosatisfaites convient aussi aux derniers mois du Messager. Ce condensé de la citation du philosophe Henri-Frédéric Amiel (Genève 1821-1881) «de notre temps il faut être fort ou disparaître, se renouveler constamment ou périr» peut s’actualiser par «bien servir et quand même disparaître», applicable à la nécrologie de ce journal et à celle d’autres feuilles libres de la presse contemporaine. Déclaré non viable ce printemps, l’assistance respiratoire de ce toujours jeune ancêtre sera débranchée fin décembre, et en 2026, 110 ans après sa première parution, il entamera son éternité d’archive pour les siècles des siècles, amen.
Le 4 mars 1916, le numéro 1 du Messager s’imprime à domicile, dans la maison de Joseph Huwiler.…