Un nouveau casse-tête

| jeu, 07. fév. 2019

Les Jeunes Verts et leurs alliés ont lancé l’initiative «Stop mitage». Leur texte, sur lequel nous votons dimanche, veut figer les zones à bâtir à leur niveau actuel. La nouvelle Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), acceptée par le peuple à 62,9% en 2013, produit ses premiers effets. Les constructions sont déjà en recul. Et les appartements peinent à trouver preneur, par exemple à Bulle, comme le révélait cette semaine la RTS.

Déjà confrontées aux exigences de la LAT, de nombreuses communes doivent établir des zones réservées. A Oron, par exemple, toutes les nouvelles constructions sont ainsi gelées pour plusieurs années. Les centres que sont Palézieux-Gare et Oron-la-Ville ne seront pas impliqués, de même qu’une zone industrielle. Le privé y investit 40 millions de francs par an dans la pierre. Le casse-tête n’est pas fini. Les infrastructures publiques sont aussi concernées. A Carrouge, le collège Gustave Roud est, enfin, sur de bons rails. La parcelle est la seule du canton à avoir été légalisée, malgré la LAT. A Semsales, le déclassement de certaines parcelles, initialement prévu pour développer la zone industrielle le long de l’autoroute, n’aura pas lieu. Si les objectifs visés par l’initiative des Jeunes Verts sont louables et compréhensibles, il y aura des dommages inattendus, comme cela a été le cas pour la LAT. Les plans de Palézieux+, qui prévoyaient pourtant de densifier les logements près d’une gare d’importance régionale, ont dû être revus à la baisse en raison de la nouvelle loi.

Le risque est également d’assister à une marchandisation des zones à bâtir entre les communes. En effet, le texte imposera que, pour ouvrir une nouvelle zone à bâtir, il faudra dézoner une surface similaire. Comment? Impossible de le dire à ce stade. Il incombera au Parlement de déterminer les modalités. Finalement, on finira par construire uniquement là où il y a déjà de la zone à bâtir, dans des endroits parfois peu appropriés, ou seulement dans des communes ayant les moyens de se «payer» des échanges.

VALENTIN JORDIL

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