Les choses sérieuses commencent

ven, 28. juin. 2019

«Lè j’armayi di Kolonbètè. Dè bon matin chè chon lèvâ.» Dans 399 jours, le Ranz des vaches, porté par 20 000 spectateurs, s’élèvera, depuis le centre de la place du Marché de Vevey, vers le ciel. C’était la grande interrogation de la première Fête des vignerons du XXIe siècle: qui pour chanter
cet hymne des armaillis. Ce sera finalement un collectif plutôt qu’un soliste. Un retour aux sources, puisqu’en 1819 le premier Ranz des vaches de l’histoire de la Fête des vignerons avait été interprété par un groupe. Le 28 mai dernier, au terme d’une procédure initiée fin février, onze chanteurs ténors ont été sélectionnés. Avec Pascal Ducrest, de Bouloz, et Nicolas Flotron, de Forel (Lavaux), les districts de la Veveyse et de Lavaux-Oron auront «leurs» ambassadeurs (lire en page 4). Le public tient désormais l’incarnation de la prochaine Fête. Des hommes, de leurs régions, auxquels il peut facilement s’identifier. Et c’est la force du Ranz des vaches, dont la version actuelle est signée de l’abbé Bovet. Il s’agit bien d’un poème chanté pour des anonymes par des anonymes, placés sous les projecteurs le temps de 21 représentations. Leur nom, et surtout leur voix, rentrera dans l’histoire. Ils n’en sont peut-être pas encore tout à fait conscients. Ils ont la délicate tâche de succéder à des interprètes restés dans les mémoires de chaque génération, tels Robert Colliard (1927), Roger Cochard (1955), Bernard Romanens (1977) ou encore Patrick Menoud, Pierre Brodard et Vincent Brodard, les trois solistes de 1999. L’attribution des rôles pour la prochaine fête se poursuit et la billetterie ouvrira le 17 septembre. Je vous avais quittés, en mars, dans l’attente
de connaître le rôle que j’allais endosser (lire la chronique du 23 mars dernier). Je vous avais promis de relater, ici, les coulisses de cet événement. Jeudi dernier, un petit e-mail de quelques lignes, avec des croquis «qui sont susceptibles d’être modifiés», m’a notifié mon rôle: figurant dans les hôtes de la St-Martin. Ils seront «vêtus de très beaux costumes colorés», m’a fait savoir la Confrérie. Sur le papier, il y a trois costumes masculins, mais j’ai déjà une préférence pour l’une des silhouettes avec sa chemise vert clair, ses bretelles orange et son pantalon qui a la couleur du raisin noir. La possibilité m’est donnée, jusqu’à dimanche, de changer mon rôle. Je n’en ai pas envie. La prochaine étape sera certainement l’essayage de ce costume. Restez à l’écoute.

VALENTIN JORDIL

*Je relate ici, ponctuellement, les coulisses de la Fête des vignerons 2019

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