De ce commerce qu’on dit petit

jeu, 28. fév. 2019

Trois ou quatre fois l’an pour des raisons diverses, on n’échappe pas à un formulaire ou à un questionnaire à remplir. Nom, prénom, et à la troisième ligne, inévitablement: profession. A chaque fois, je m’interroge. Qu’inscrire à cet emplacement? Le métier que j’ai appris? Je ne le pratique plus depuis longtemps. Cultivateur de bonsaï? Cela n’a rien d’officiel. Ecrivain? Mon «œuvre» est bien trop maigre pour mériter ce nom. Directeur, administrateur, comptable, balayeur, chauffeur-livreur, bref, tout ce qui fait mes journées? Trop long. Alors je mets COMMERÇANT.

Le mot ne manque pas de dignité, mais il se teinte vite de mercantilisme, s’acoquine dangereusement avec la cupidité. L’histoire s’en fait l’écho à toutes les époques et le commerçant reste dans l’inconscient le chaînon manquant…

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